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Biographie
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1981/1986
Période
de l’école primaire où je ne me fais pas trop remarqué par mes
instituteurs. Tout ce qui touche au français, à la poésie, les sciences
humaines ne m’intéressent pas trop (il me faut des heures pour trouver
une idée
1992/1995
Période
du lycée. Les filles viennent de faire leur apparition dans mon univers,
je les remarque que maintenant. Découverte
des Contemplations d’Hugo. Très peu de romans qui ne captent pas
mon intérêt car trop réalistes à mon goût sauf certaines œuvres qui
m’évadent comme L’île au trésor de Stevenson et La Guerre
des Mondes de H.G.Wells. Avril & Août 1992 : voyages
aux États-Unis et Canada. L’influence du monde anglo-saxon me fascine définitivement,
j’aime cette foi où chacun peut construire son propre rêve. En parallèle,
je continue toujours à écrire de la poésie, surtout que j’ai trouvé
une inspiration insatiable, la femme, à qui je voue un intérêt sans
bornes, 1996/1997
Je
suis toujours à la fac d’anglais mais je deviens de plus en plus un
« intermittent » de l’université mais, en bon étudiant, je
vais au bout de mon cursus. Maintenant, j’ai arrêté l’espagnol en
deuxième langue et me plonge dans l’apprentissage du japonais, afin de
renforcer et préciser mon goût pour la culture asiatique. Je suis
souvent le nez dans mes livres ou la tête dans les nuages en écoutant
mon walkman (eh oui, c’était des cassettes et non des cds comme
maintenant !), ce qui me vaut plusieurs surnoms comme le « Cosmic »,
l’ « anti-social », le « rêveur »… Octobre
1996, rencontre avec un homme qui prendra l’aspect plus tard de l’écrivain
Max Dorier. Sous cette forte amitié et avec le concours d’un autre ami,
David, nous formons le groupe S.A.D, un trio d’idéalistes qui
veut refaire le monde, qui veut parcourir le monde, qui veut tout
apprendre. Dans cette période intense, mes goûts et lectures vont
prendre une dimension supérieure, celle de la spiritualité. Découleront
des lectures avec une atmosphère particulière telles que Le Moine de
Gregory Lewis, Typhoon de Conrad ou Le joueur de S. Zweig :
je recherche des aventures peu communes, ou hors du commun. Il faut que le
héros soit plongé dans un univers spécifique tel le personnage de Drogo
dans le désert des Tartares de Buzatti. Découverte aussi de
l’astrologie (je fais des thèmes astraux à qui le souhaite). Avec mes
deux amis, l’effervescence qui nous anime devient très intense,
surtout pendant l’année 1997, et nous avons le projet grandiose de
partir autour de la planète : tout se prépare loin des yeux et des
oreilles du monde extérieur, nos « cérémonies » sont
nocturnes, nous vivons décalés, retranchés parfois.
1999
Je poursuis mes études pour terminer mon DEUG d’anglais dont il me
reste deux modules à passer. Quelle lenteur ! J’effectue aussi
souvent des voyages à Paris : j’en profite pour nourrir mes goûts
naissant et intéressés pour la peinture s’étalant sur une période
allant de la fin du 19ème siècle jusqu’à la fin du Surréalisme.
Je retrouve mon professeur de français de ma première année en fac et
il continue à influencer le choix de mes lectures : Conan Doyle avec
Le monde perdu et quelques œuvres de Jules Verne dont Voyage
au centre de la Terre et ce petit récit fascinant, l’Éternel
Adam. Au sortir de ces livres, je découvre moi-même le principal
sujet de mes recherches : le thème de l’initiation, au sens large,
ou comment l’homme se « transforme » pour un autre, comment
il est capable de s’aliéner ou si c’est le monde qui l’environne
qui le change. Cette question de l’initiation vient s’inscrire en moi,
comme une loi à suivre. Mes écrits, mes idées seront dès à présent
tournés vers cette question. J’’essaie énormément de m’octroyer
des moments de détente, de calme, de silence, de vide pour lire
essentiellement puis pour ma poésie – j’ai envie d’une poésie
nouvelle, inédite, entière, une « poésie élevée » aussi.
En deux mois consécutifs, un de mes textes est remarqué lors de la
finale d’un concours de poésie organisé par la revue « Visages
du 20ème siècle » et je reçois le 4ème
prix - pour le poème Le jumeau -
dans la section « Jeunes Poètes » au concours de poésie
organisé par la Société Académique de Nantes et Loire-Atlantique.
Suite à ces résultats, je commence à participer à des concours
nationaux de poésie et y prépare un embryon de recueil de poésies que
je nomme Palabres Pourpres. A côté de cela, j’entretiens
toujours une correspondance avec mon ami Max Dorier : nos lettres
sont teintées de fortes impressions car nous sommes au cœur de la tempête,
nous faisons face à nos illusions. Cette année-ci, je prends la mesure
de mon rapport avec les hommes, avec le monde des Hommes. La question de
la liberté (qui devient peu à peu mon étendard idéologique, si l’on
peut dire ainsi) et de l’intégrité sont plus qu’urgentes. 2000
Année des plus étranges (me voici -et j’en ai l’impression- à la
moitié d’un cycle…). D’abord, ayant perdu l’envie et le goût
pour le professorat, je me tourne vers un métier public, enfin son
apprentissage : j’effectue une formation pour devenir Agent d’Escale
Commerciale (un titre pompeux pour dire que je bosse à l’accueil des
passagers dans les aéroports). Dans les lettres à Max, j’ai cette
volonté démesurée d’être un chercheur, un « Guerrier de Lumière ».
Les mots ne préfigurent plus, mes 25 ans alors annoncent un désir de
faire les choses mais c’est difficile de se défaire de soi…Alors, je
me plonge dans des livres qui me ressemblent à ce moment-ci, qui peuvent
m’aider dans cette recherche qui me tiraille secrètement : mais
enfin qui suis-je ? Quel est ce pourquoi ? Pourquoi je ressens
un décalage ? Il me faut comprendre : j’essaie d’interpréter
mes rêves 2001
Année de flottement entre deux eaux. D’une part, mes perspectives
d’embauche dans une compagnie aérienne s’amenuisent vu le contexte économique
et les licenciements et autres fusions qui se profilent. Et je n’ai pas
trop l’énergie de me battre, je n’arrive plus à réfléchir, mes
pensées sont confuses, mon rapport à autrui évolue vite, je deviens
lucide, mon œil se fait plus critique. J’essaie tout de même de
remonter la pente et décide de préparer (suis-je vraiment convaincu ?)
des concours administratifs au Ministère des Affaires Étrangères.
Pendant ce temps-là, mes lectures s’orientent plus précisément vers
des univers plus ésotériques tels que les livres de Rampa dont Le 3ème
Œil et les livres de Bernard Werber dont Le livre du Voyage.
Je découvre dans Les Thanatonautes et l’Empire des anges une
évasion quant au sujet de la mort, de notre rapport aux autres, de la responsabilité
qu’il en découle. A partir de l’été, je décide de revenir vers des lectures qui me semblent des classiques,
incontournables. Parmi elles : Des souris et des hommes
de Steinbeck, Vendredi ou les limbes du Pacifique de Tournier (à
qui j’écris pour rendre compte de mon enthousiasme). Je n’écris
peut-être plus de poésie pour le moment mais je continue à en lire, à
essayer de m’influencer par des auteurs « décalés » et je
tombe sur Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Mes lectures
continuent contre vents et tempêtes à suivre la même voie, à
empreinter le même chemin, celui de l’initiation, de la transformation,
du changement d’état chez l’homme. Décidément, il ne peut y avoir
de hasard gratuit : que je le veuille ou non, des signes se dressent
devant moi (telle est mon interprétation). Je dois sûrement avoir
quelque chose à faire, j’ai un rôle à jouer dans ceci. Dans le dernier
trimestre, Max et moi décidons de compiler toutes nos lettres des années
précédentes sous un recueil qui prend le nom de Correspondance
d’un Poète à un Fou. Nous avons la prétention que nos
lettres portent un message envers les jeunes adultes qui entrent dans la
vie active ou ceux qui se posent des tonnes de questions sur eux-mêmes.
Nous souhaitons aussi faire partager nos expériences, montrer aux gens
comment on envisage le monde, comment nous l’interprétons, comment nous
évoluons dans ce mécanisme. Une séries de photographies lettrées pour
souligner une soif de compréhension et un futur engagement artistique.
Nous envoyons le manuscrit à moins de 5 maisons d’éditions. 2002
Année « black & white ». Début
d’année chaotique, désordonné, noir car mon monde s’écroule et mes
dernières « innocences » s‘évaporent : mort de ma mère.
J’endosse alors des responsabilités d’adultes « confirmés ».
Je ne comprends plus cette existence, quel est son but ou pourquoi elle
s’acharne ainsi contre certains alors que d’autres en sont préservés !
Oui, pourquoi ? Je veux comprendre plus que tout le pourquoi et le
comment de mon incarnation. Grande période de réflexion où,
heureusement, l’auteur Hermann Hesse sait calmer mes peurs, ma colère
et mes doutes : je poursuis le lecture de son œuvre : Demian,
Narcisse & Goldmund, Knulp, Le Loup des Steppes. A la même époque,
je connais mon premier succès littéraire (enfin faut relativiser !) 2003
Année de mutation, de nouveautés, d’expériences artistiques. Je
reprends mes études d’anglais pour terminer et parfaire ma licence :
j’ai l’impression d’avoir été absent du monde des Hommes depuis
deux ans et de sortir d’une longue torpeur, d'une certaine aphasie. Début
de l’année, nous commençons avec Max à nous immiscer dans les arcanes
obscures d’une vie artistique et participons à nos premières
interviews radio et journalistiques. Ensuite, nous enchaînons avec le cérémonial
de tout écrivain, les salons du livre. Entre-temps, participation au
concours de scénario pour court-métrage pour Les Lutins d’Or avec Entre
Ombre et Lumière, co-écrit avec Max Dorier. Avril :
voyage dans le nord de l’Italie (Milan, Côme, Vérone et Venise). Décidément,
les voyages ont ce charme d'envoyer des perceptions nouvelles et, à mon
retour, je décide changer complètement l’histoire de ma « grande
nouvelle » : ce sera mon premier roman, construit comme un film
pour avoir des effets visuels très forts, très percutants. Je m’oblige
à écrire au moins 2 à 3 heures par jour (le soir surtout), que ce soit
en semaine ou week-end. La musique fait partie de mon environnement pour
écrire, elle influence mes écrits, mon humeur, mes univers. Mon travail
d’écriture devient discipliné, structurel, découpé, avec une méthodologie
personnelle : noter mes influences littéraires et cinématographiques
liés à mon histoire, raconter le sujet du livre puis la théorie du
livre, définir le genre et les axes centraux, lister une dizaine de nœuds
dramatiques, esquisser les personnages principaux (physique, social,
psychologique et leur idéal) et enfin, découper mes séquences en
plusieurs sous-parties. Je souhaite une écriture simple, directe, intime
mais dans laquelle le lecteur peut se reconnaître facilement ;
lecture de Terre des hommes et Vol de nuit de St Exupéry. Mai :
mise en ligne du site Internet Le Poète et le Fou.
Pendant ce temps-là, les salons du livre sont une source incroyable d’émotions.
Ils exultent chez moi l’envie d’aller vers les autres. Hélas - ou
peut-être pas d’ailleurs - nous
sommes considérés comme trop jeunes, ou en décalage avec notre époque.
Le livre fait l’objet d’un OVNI dans la pléthore des livres présentés.
Certains soulignent le fait que nous sommes en quête, dans une recherche
personnelle, que nous sommes « spirituellement très évolués »…Très
bien mais cela n’a aucune répercussion ou presque sur l’état de nos
ventes. Que recherchent les lecteurs, les gens en général ? Ils
veulent s’évader mais pas trop loin, quand même…Je retourne donc à
l’écriture de mon roman baptisé MAHEL où je garde comme
un des personnages principaux celui du garçon de ma « nouvelle »
avortée. Je m’interroge sur les diverses façons de s’évader, de
connaître d’autres horizons comme la drogue notamment . Grande période
de lecture : Cocteau dont Les enfants terribles et Opium,
Le Festin Nu de W. Burroughs, les Illuminations de Rimbaud,
Edgar Poe et ses Histoires Extraordinaires. Octobre et novembre :
parution de quelques poèmes dans des e-revues (sur Internet), notamment
la Revue Improbable, Anice-fiction et Artistasalfaix. 28
octobre : création de l’association littéraire et humanitaire
Les Alchimistes du Verbe, avec Max Dorier. Viendront vite
nous rejoindre des auteurs divers tels que Malick Diarra, Michel Lecourt,
Paul van Lerberghe dans cette nouvelle aventure. L’association est
d’abord littéraire car elle souhaite regrouper différents auteurs peu
connus ou prou, publiés ou en passe de l’être en formant peu à peu un
mouvement novateur, Alchiverbisme. Enfin, elle recèle une
part humanitaire car une partie des fonds des ventes effectuées par les
livres est soumise à des organismes luttant contre l’illettrisme. Je
continue toujours le matin (environ 1 heure) et le soir (près de 2
heures) à bosser sur mon manuscrit de MAHEL : l’histoire me prend
à la gorge, je vis le livre de l’intérieur, je m’approprie les
personnages, leurs vies….Je deviens Dieu dans mon propre univers. 2004
Année de la construction, de l’affirmation. J’ai décidé de
poursuivre mes études d’anglais pour faire une maîtrise car je
souhaite intégrer le monde de la rédaction écrite dans les radios,
magazines ou presse quotidienne. Janvier : mise 2005
Le
vrai tournant. Janvier-février-mars : parution aux Éditions Les
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